Je pose la question : pourquoi raconter sa vie sur les réseaux ?
Personnellement, j’en ai marre de lire sur les différents réseaux que je fréquente toujours « la même chanson » et je t’explique pourquoi.
Le constat :
Et on raconte sa vie bla bla et on en tire des solutions pour celui qui nous « lit », qui nous « suit »
Mais réfléchissons un peu :
C’est quoi ce déballage?
Cette intimité piétinée?
Cette pseudo-authenticité sous forme de personnal branding ?
Mais non ! Mais stop!!🛑
Perso, je n’ai pas envie de raconter ma vie, de m’étaler comme de la confiture sur une tartine !
Il y a les amis pour ça, il y a nos proches pour échanger.
Il y a le silence pour réfléchir, il y a les carnets pour écrire et avancer dans la compréhension de son existence.
Te raconter ma vie pour que tu me like, que tu me dises que je suis formidable, courageuse ou que je te saoule ?
En quoi est-ce réellement constructif ?
Constructif pour toi ? Constructif pour l’autre?
Ce n’est qu’un jeu de miroirs plus ou moins déformants dans lequel on finit par se perdre.
Te raconter ma vie?
Moi ça ne m’intéresse pas de le faire en public.
Ni dans mes écrits, ni dans mes ateliers ou mes rencontres.
En revanche, ce qui est intéressant, c’est le véritable échange – pas face à un écran !- la réalité d’une rencontre.
Le partage d’une passion , d’une lecture, d’idées sur le sens de la vie, de trucs, d’astuces, d’infos pratiques ou intellectuelles.
De musique, de création. Etc.
Quelque chose qui nous élève et nous rend vivant.
Te transmettre ce que je crois, ce qui me passionne et te le dire;
pour moi la passion de la musique et de la poésie, la philosophie. Pour toi, autre chose qui te meut et te rend vivant.
Mais te raconter ma vie, gratter mes croûtes sous ton nez et te les montrer : « ah qu’elles sont belles mes cicatrices !? »
Tout ce qui vient de ma propre résilience, de ta propre résilience.
Tout ce que tu as envie de transmettre et qui peut apporter à l’universel.
Aider à améliorer le monde le changer, construire.
Ce billet d’humeur t’énervera peut-être, te semblera dénué d’intérêt ou alors intéressant.
Je n’ai pas de contrôle sur ça, sur la réaction de l’autre.
Dans la vie, on se sourit et on essaie de se comprendre.
Et on avance, ou on recule. Mais on n’étale pas sa vie comme ça, sans impunité sur ses réseaux qui finissent par être une toile d’araignées géante.

Penses-y quand tu raconteras ta vie par tristesse ou par exhibitionniste.
Et préfère parler à une vraie personne ! Échanger vraiment.
Quel drôle de partage celui où on ne fait qu’ appuyer sur un bouton ?
Ajouter un émoticone ou un avatar pour te faire avaler ta pilule et avaler des couleuvres aussi, pris dans mon récit de vie, mon roman familial…
Donnons des clés, du constructif et cessons de donner notre vie en pâture!
Être soi, c’est beau quand on transmet quelque chose. Se donner, se mettre à nu n’a de sens que dans un contexte bien particulier, un espace de sécurité dans le réel et pas dans le virtuel.
Créons, vivons, donnons, mais arrêtons de tourner tout autour de notre nombril en croyant embrasser la terre entière.
Qu’ en dis-tu ?
Natacha Karl Bezsonoff


Laisser un commentaire