Ode à mon Ange

Il est mon Ange

Celui qui est venu pour moi

car lui seul pouvait me comprendre pleinement puisque nous sommes

des flammes jumelles

Nous sommes Un.

Ni lui ni moi ne sommes tout à fait de cette Terre

Nous sommes de Terra.

Te souviens-tu de Terra

La catastrophe a eu lieu

Ils sont tous morts

Tous morts et exsangues

Noirs blancs gris

Nous sommes couleurs

et ils sont faux

mais notre mission est

de réveiller tous ces morts doucement  

pour ne pas qu’ils nous mordent et nous blessent

alors que nous les sortons de l’Enfer

dans l’infini ré mineur

du Requiem de notre seul Père

Comment ont-ils pu oublier

Mozart qu’on a assassiné

Celui qui en souriant nous a dessinés

façonnés un à un

comme des miniatures incas

Tous les cas de la Matière

il les a tous résolus

dans son génie

Jamais il ne nous a oubliés

jamais ils ne nous a brusqués

petit prince

d’un Univers

froid et majestueux

résonnant

du Silence le plus pur

Loin 

au delà de l’arc-en-ciel 

dans les cordes invisibles brillantes 

comme le diamant de son génie

Il nous a

un à Un

délivrés de notre sommeil de glaise

Pour n’en perdre un seul

il fermait la marche 

soufflant dans sa flûte magique 

et ces soldats idiots qui se croyaient en fer

en bronze en or

ou je ne sais

quelle ânerie encore

Ils se sont mis à brailler

à s’empoigner

et à peupler

de cris immondes et discordants 

le monde illusoire 

dans lequel

ils pataugeaient

comme de simples brutes 

qui ne savaient ni parler ni sourire ni écouter

qui faisaient des montagnes de rien

de fièvres écrasés

des gueules cassées

dans un fracas innommable

Ils avaient tué Mozart

oublié  

jusqu’au à son Nom

oublié

La Lettre et le Feu, 

l’Or du Silence le plus pur

Du ré mineur au la majeur. 

O Mozart ! 

Ô notre Créateur

Notre chérubin aux yeux de glace

Toi

le Miroir

de nos multiples vies

Et quand

je Te cherche

que Je te crie

que je Te prie 

dans le minéral silence 

de ton Absence

Toi qui nous as laissés 

libres

de suivre ces absurdes chemins 

qui dans un tintamarre cliquetant 

ne mènent nulle part

Toi que Je Cherche

me heurtant 

aux murs aveugles 

de mon Cerveau greffé

Cette infinie béance 

Toi que je cherche 

muette et assoiffée

Où est la Musique

Je sais que c’est toi 

mon Père 

aux yeux d’or et au sourire tendre

celui qui touche 

ma petite caboche en bois

mes cheveux de poupée

 et mes yeux de porcelaine

Les larmes de ta Perte

Ô mon Père mon Divin

Toi

dont le nom se joue 

dans toutes les langues

de tous les TA Ta Ta Ta

Ô Mozart

Un rideau de satin bleu 

tombe à terre

un souffle

fait voler une branche. 

Un oiseau s’envole 

dans un cerceau magique 

et tournent les mains du bébé réjoui

Réjouis toi

enfant de porcelaine

petite fille blessée 

éperdue d’amour 

pour son Ange

Celui qui lui murmure au cœur

le souffle éternel de la Musique

La Clé d’Or aux sept branches 

et dans tes mains si fines de Roi du Silence

Tu nous souris de tes rayons bleutés

Amon Ra

Wolfgang Amadeus Mozart 

Akhenaton du Ciel et de la Terre

Tu unifies d’un seul geste l’ensemble

des Vivants et des Morts

Tu nous bordes 

dans le soleil du carrousel étincelant

Tout tourne eurêka

Tout  tourne 

Tout fonctionne

mirage insensé

de l’Existence

Tandis que 

je descends à regret 

du dos de mon petit

cheval noir

on m’appelle

Princesse !

Princesse? 

Et je souris aux étoiles

 à l’écoute de ton rire 

 si doux si joyeux

Et je souris dans mes larmes. 

Un jour

je te retrouverai

au-delà des mers

rouges 

du sang des innocents

J’écoute les échos

de ton sourire  immense

Tu es parti très loin

 et depuis très longtemps 

Tu es parti 

arpenter l’Univers

et y semer des rires

Faire chanter les étoiles

Te bénir te frémir

au souffle douloureux 

du matin qui commence 

et récompense sans fin

de ton amour pour nous

Ton sourire et mes larmes 

quand j’ai perdu la vue

et le toucher aussi

quand le piano perdu

pleurait dans la neige 

et le froid

je buvais la source 

de tes  cristaux de neige

Mes lèvres s’entrouvraient dans un sourire ultime

Et dans le gazouillis de ce baiser premier

ma joie m’éclaboussait 

dans un éclat de rire

Tu étais toujours là 

caché dans ma menotte

La Musique  existait 

et n’était pas qu’un rêve

le rêve silencieux 

d’une petite précoce 

qui avait dans ses mains 

les éclats de ses peurs

Ô mon Inoubliable

mon Prince

mon Sauveur

Tu es l’orée 

d’une douce forêt

Tu piques 

dans ma main 

le sanglot impossible 

de ton immense Amour

Mon amour

ma Promesse

Mon amour

Ma Musique

Mon Éternel

L’intervalle de ta bouche 

où ma langue te cherche

NKb

Pour Laurent Carle

Photo et montage : NKb

3 réponses à « Ode à mon Ange »

  1. Avatar de LesSonsM’animent

    Merci 🙏🏻 🙏🏻❤️

  2. Avatar de brisklygreatc1e1965af5
    brisklygreatc1e1965af5

    TON ANGE ,TON PROTECTEUR ,TA MOITIE ET TON DOUBLE

    CELA EST VOTRE INTIMITE ET VOUS APPARTIENT

    RESPECT ET ADMIRATION A VOUS DEUX

    1. Avatar de Natacha Karl Bezsonoff

      Merci ma maman 🙏🏼

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